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« Nous invitons fortement tous les acteurs du CHU à prendre la mesure de la catastrophe psychique qui se joue sous leurs yeux ».

C’est ainsi que les experts concluent leur rapport. Stress, sensation d’épuisement, méfiance et défiance dans les rapports hiérarchiques ou entre collègues, déprime, perte de plaisir, difficultés à surmonter les difficultés. Selon le document, 10% des agents du CHU sont en détresse psychologique suite à l’incendie et à la réorganisation qui en a découlé.
En cause, selon le cabinet indigo, les conditions de travail dégradées. L’incendie est vu comme un catalyseur et un facteur aggravant d’une situation qui était déjà complexe.
Mais depuis un an et demi, explique t-il, délocalisation, réaménagement, mouvements multiples, manques de moyens humains et matériels, dysfonctionnements organisationnels ont amplifié les problèmes. Avec des délais rallongés, des réparations des appareils, avec un quart de lit en moins, avec des médecins qui sont partis, avec une surcharge de travail pour ceux qui sont restés, certains soignants se plaignent de ne pas pouvoir toujours faire des soins de qualité et déclarent redouter les risques d’infection, de reprise d’opération ou de perte de chance…
Le sentiment “de faire du bricolage, du rafistolage plutôt que du travail de qualité” qui agit sur leur moral. Seul véritable enseignement positif à tirer de cet événement aux yeux de l’expert : la découverte de nouvelle méthode de travail, la rencontre entre professionnels, l’amorce de réorganisation ou l’attribution de moyens à certains.
Une enquête de terrain, d’observation, d’analyse documentaire, de questionnaires qui ont abouti à quelques 300 pages de documents

Source: la1ere.francetvinfo.fr